Aller au contenu principal
  • LA RIVE NEUVE DU VIEUX-PORT

LA RIVE NEUVE DU VIEUX-PORT

Image
LA RIVE NEUVE DU VIEUX-PORT
Prix
8,00 €
Variations
Référence
280
LA RIVE NEUVE DU VIEUX-PORT
Sommaire

Deux commémorations ne passeront pas inaperçues à Marseille dans les mois qui viennent,
même aux lendemains des Jeux olympiques qui virent le vieux gréement « Belem » s’avancer,
porteur d’une flamme symbolique... Un moment de ferveur collective désormais gravé dans
les mémoires ! Deux Centenaires vont en effet être célébrés : celui des Comités d’intérêt de
quartier, connus sous l’acronyme CIQ, et celui de la reconstruction du Grand Théâtre devenu
l’Opéra municipal, en 1924.
Formés par des Marseillais s’engageant bénévolement pour leur quartier et leur ville, les
CIQ se développèrent plus encore en Fédérations d’arrondissements prenant en compte
des problèmes collectifs. Forces de propositions, celles-ci furent assez nombreuses pour
que naisse la Confédération les regroupant en 1924. Quant à l’Opéra inauguré en décembre
de cette même année, issu d’une salle de spectacle de la fin du XVIIIe siècle ravagée par
un incendie, des architectes novateurs surent associer les restes de l’ancien bâtiment à un
ensemble original marqué par une ornementation moderniste afin qu’il devienne un temple
de l’art lyrique. Les programmations à venir dans les prochains mois, diverses et variées,
permettront de les comprendre mieux encore.
À défaut de pouvoir évoquer tous les quartiers de Marseille, nous nous sommes penchés
sur celui de Rive-Neuve jouxtant l’Opéra, des spécialistes soulignant certains aspects
méconnus, sinon oubliés de son passé millénaire, comme ses antiques nécropoles et salines,
la Basilique Saint-Victor, ses dizaines de savonneries et autres manufactures en activité. Et
lorsque Marseille cessa d’être un port militaire avec le départ des galères royales, une fois
les espaces dégagés, une autre destinée s’ouvrit pour ces lieux avec l’établissement de quais
marchands, d’un canal, puis du bassin de Carénage, avant la Criée aux poissons, non loin du
Fort Saint-Nicolas, entre autres !
Ainsi de sauts en sauts au fil des époques, des pans de l’histoire urbaine ressurgissent,
que des pêcheurs et des portefaix, des artistes, journalistes, typographes et éditeurs, des
restaurateurs, cafetiers et musiciens firent vivre la nuit autant que le jour. Car telle est la
Revue culturelle Marseille : tournée vers un passé mémorable et sachant le ressusciter pour
que ces rappels historiques nourrissent les réflexions de nos contemporains sensibles au
devenir de la cité.
Patrick Boulanger,
Directeur de la Revue Marseille